
La chapelle Saint-Georges est située à 700 mètres d’altitude au milieu des bois, et accessible uniquement par un sentier. Sa construction remonterait au XIème ou au XIIème siècle, comme en témoigne la technique de réalisation des murs, alternant des couches de pierres taillées tantôt très épaisses, et tantôt plus fines. Le toit de la chapelle s’effondra au XVème siècle à la suite d’une tempête de neige, et fut réparé au XVIème siècle tel qu’il apparaît aujourd’hui : deux pans couverts de lauzes portés par une charpente apparente.
Vous remarquerez que la porte d’entrée dispose de piedroits (les montants verticaux de côté) monolithiques sur lesquels reposent un linteau particulièrement intéressant : de forme rectangulaire, celui-ci a été évidé sur sa partie inférieure de manière à suggérer une forme en plein cintre avec un tympan. Le fronton de la façade est également agrémenté d’une croix ajourée dans la pierre. Quant au clocheton, il est plus tardif.
L’abside, avec sa forme en cul-de-four, est également typique des bâtiments romans insulaires. Si vous êtes attentif, vous noterez la moulure délicate qui marque la frontière entre celle-ci et la toiture. Une meurtrière y est par ailleurs aménagée pour introduire un peu de lumière dans l’édifice, qui ne comporte pas de fenêtre.
À l’intérieur, la sobriété domine avec des murs intégralement enduits de blanc. La chapelle possède cependant un tableau de Francesco Carli représentant Saint Georges terrassant le dragon.
À noter : chaque année, une procession se rend à la chapelle le 23 avril, pour célébrer la fête de Saint Georges.